j'ai apris

j'ai apris
je sait fair les shushi, les sashimi, et les maki!!!!
vive le poisson cru!

# Posté le mercredi 01 août 2007 11:21

.

Dans la vie c'est marche ou crève.

Moi j'ai décidé de marcher...

desolé...

# Posté le lundi 30 juillet 2007 18:35

Pie Tshibanda, "un fou noir au pays des blanc" (festival d'avignon)

Pie Tshibanda, "un fou noir au pays des blanc" (festival d'avignon)
..Quelqu'un qui nous a apporté beaucoup et qui sera toujours parmis nous !

Pie Tshibanda est né en 1951 à Kolwezi, il est allé à l'école chez les pères de Scheut et puis à Kisangani, à l'université, pour étudier la psychologie. Plus tard, il devient professeur et directeur au Katanga. De 1987 à 1995, il travaille comme psychologue à l'Union minière . Maintenant deuxième écrivain du pays, il écrit des livres sur la vie de la société Congolaise. Il a rejoint la Belgique en 1995 et s'est installé à Court-Saint Etienne.

En ce moment, il y a une épuration ethnique au Katanga contre les Kasaïens . Il faut qu'ils partent tous ! Ils ont été renvoyés de leurs maisons... ils ont perdu leur travail... Kolwezi et Likasi ont mis dehors leurs Kasaïens... Ils sont dans des gares, parqués comme du bétail. A la Gare de Likasi, la mortalité a été stabilisée à dix-sept morts par jour." Pie Tshibanda, son épouse et ses enfants ont été de ceux qui durent subitement quitter le Katanga.

Dés son arrivée à Zaventem, Pie Tshibanda prend conscience de la différence de culture à laquelle il va être confronté: on le tutoie, on le fouille, on met en doute sa licence en psychologie. Il comprend à cet instant, qu'en franchissant la frontière belge, il n'est plus l'intellectuel estimé qu'il était auparavant.

Il est désormais "un étranger", qui va devoir trouver sa place et faire ses preuves. "En Europe, tu n'as pas droit à l'erreur. Dans le métro, en train, n'égare jamais ton titre de transport. N'oublie jamais d'acheter ton billet... Un noir n'oublie pas, il ne se trompe pas, il n'égare pas... Il triche !" Les premiers mois de Pie Tshibanda en Belgique vont le confronter à la complexité de la procédure d'asile, à la difficulté de trouver un logement lorsqu'on est étranger, à la suspicion que certains réservent à un nouvel arrivant.

Mais ce que nous montre Pie à travers son spectacle, c'est la manière dont de tels préjugés peuvent tomber, la manière dont il est lui-même finalement accepté et reconnu, comme être humain.


texte pris sur /bafa-avignon-2007

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# Posté le lundi 30 juillet 2007 18:29

une histoire vrais, d'un homme fantastique, "George Ryan : L'ami américain"

une histoire vrais, d'un homme fantastique, "George Ryan : L'ami américain"
Chez les partisans de George W.Bush, la nouvelle a fait l'effet d'une bombe. Le 10 janvier 2003, George Ryan, fidèle du président américain et gouverneur républicain de l'Illinois, commue en prison à perpétuité la peine de mort infligée à 167 prisonniers.

Dans la foulée, il gracie quatre condamnés dont les aveux ont été extorqués sous la torture. La Maison Blanche se refuse à tout commentaire mais tient à préciser, par la voix de son porte-parole, que le président Bush croit, lui, « au rôle dissuasif » de la peine capitale. Entre les deux George, la rupture est consommée.

Ryan motive cette décision historique par « le démon de l'erreur » qui hante la justice américaine, « erreur judiciaire pour déterminer la culpabilité et erreur judiciaire pour déterminer, parmi les coupables, ceux qui méritent de mourir. » Face à un parterre d'étudiants de l'université Depaul à Chicago, il égrène les dysfonctionnements constatés lors des 160 condamnations prononcées dernièrement dans son Etat : 33 accusés défendus par des avocats radiés par la suite du barreau, 46 reconnus coupables sur la foi de témoignages indirects, 35 noirs jugés par des jurys exclusivement blancs. Le constat est édifiant.

Pourtant, l'homme, âgé de 69 ans, n'a pas toujours tenu ce discours. En 1977, il vote pour le rétablissement de la peine de mort dans l'Illinois avant de réaffirmer, au début de son mandat de gouverneur en 1999, un soutien franc et massif au châtiment suprême. Sa conversion aux thèses abolitionnistes s'amorce seulement l'année suivante. Ebranlé par les rapports d'enquête qui pointent les aberrations du code criminel local, ce pharmacien méthodiste, père de six enfants décide d'instaurer dans son Etat un moratoire sur les exécutions. Rapidement, il met en place une commission d'experts qui lui soumettent une longue liste de réformes. Parmi elles, l'interdiction de prononcer la peine de mort sur la foi d'un unique témoin oculaire, d'un co-détenu ou d'un complice. Bien que louables ces propositions ont très vite été contestées par nombre de politiques. Leurs arguments ? Trop chères car elles demanderaient plus de moyens pour l'enquête préalable. Mais peu importent les critiques. L'essentiel est fait. Ryan a ouvert le débat.

A ses détracteurs qui l'accusent d'avoir monté un coup médiatique la veille de son retrait de la vie politique – il ne s'est pas représenté aux élections de 2003 -, l'ancien gouverneur rétorque qu'« il est plus facile pour les politiciens d'être pour la peine de mort car cela ramène des voix. » La sienne en tout cas n'a pas fini de s'élever contre les failles d'un système judiciaire « qui ne fonctionne pas et que personne ne cherche à améliorer. » A l'instar de nombreux abolitionnistes américains, l'ancien gouverneur fonde sa réflexion sur des arguments techniques. La peine capitale frappe parfois des innocents. Elle est donc injuste parce qu'elle s'inscrit dans un cadre procédural dévoyé. Ce raisonnement utilitariste fait fi des questions morales. Mais à l'heure où une majorité d'Américains soutiennent encore la chaise électrique, les propos pragmatiques de George Ryan marquent un premier pas sur la longue voie qui mène à l'abolition.




texte ecri par Christelle Pangrazzi pour le cite http://www.abolition.fr


l'histoire d'un homme qui a su aller contre les gens...





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# Posté le lundi 30 juillet 2007 18:12